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Hawai'i, Big Island : tour de l'île en voiture

Publié le par Frederique

Big Island, Hawaii

C'est vraiment très chouette cette île, on en a fait un bout en voiture, et ça confirme nos premières impressions : grandiose !
Je suis quand même un peu déçue parce que Hawai'i porte bien son surnom (Big Island), elle est trop grande pour faire le tour en un jour ! On n'a pu voir que le Nord ; tout le Sud, et surtout le Sud-Est qui paraissait beau, nous resteront inconnus…

Hawai'i est donc une île en forme de triangle équilatéral, une pointe au Nord, une au Sud et une à l'Ouest. Hilo est sur la cote Nord-Ouest.

On a loué une voiture, une compact économique qui s'est révélée être une grosse berline. Les règles de conduite sont les mêmes qu'en France, on roule à droite, on a juste le droit de griller un feu rouge pour tourner à droite si aucun panneau ne l'interdit (règle classique aux US).

On a commencé par le Nord-Ouest de Hilo, une belle cascade très accessible, pas très haute, mais dans un beau cadre et avec un arc-en-ciel autour de la brume de la chute.
Ensuite on a pris la côte Nord. Côté route, c'est un peu comme à Tahiti, il y en a une qui fait le tour de l'île, et une qui la traverse. On ne peut pas trop se perdre !

La côte Nord-Est est très verte, elle bénéficie de la pluie qui est arrêtée par les 2 hautes montagnes (le Mauna Loa et le Mauna Kea). C'est donc une belle végétation tropicale, luxuriante, dans de petites vallées découpées tout le long de la côte. On passe sur un tas de ponts plus ou moins longs et hauts, bâtis sur les fondations de ceux qui soutenaient l'ancien chemin de fer, qui transportait les cannes à sucre des plantation aux sucreries. Il y a de grands ravins, et des points de vue grandioses. Beaucoup de cascades aussi. Au bout d'une route secondaire, on arrive à un endroit magnifique, Waipi'o Valley. C'est une immense vallée, encaissée entre de hautes falaises abruptes. Inaccessible autrement qu'à pied ou à cheval, et ça descend raide. Avant, c'était la plus grande vallée cultivée de l'île, et qui pouvait nourrir toute la population, puis le tsunami (raz-de-marée dû à un séisme sous-marin) de 1946 a tout détruit et presque tout est retourné à l'état sauvage. On a une vue plongeante sur la plage de sable noir qui borde la vallée, c'est vraiment majestueux et très beau. Pour ne rien gâcher, il y a plein de goyaviers sauvages le long de la route, miam miam !

Apres cette vallée, on entre dans le Nord de l'île, dans un paysage complètement différent : c'est une zone de pâturages, avec de grands prés verts, des vaches, des collines, des touffes de grands arbres. Là on est en altitude (820 mètres), le climat aussi est différent : frais, humide, parfois de la brume. C'est le domaine des ranch et des " paniolo ", les cow-boys locaux.

Au détour d'une colline, dans la pointe Nord de l'île, on se retrouve d'un coup dans un paysage tout râpé, l'herbe pousse par grosses touffes jaunes au milieu d'une coulée de lave très ancienne, les arbres sont tous rabougris. Il y a même des cactus ! Mais dès qu'on reprend de l'altitude, on revient aux prés verts. Au bout de cette route au Nord, il y a une autre belle vallée encaissée, Pololu Valley, mais moins impressionnante que Waipi'o.

La côte Nord-Ouest et Ouest est réputée pour ses plages, de sable blanc surtout. C'est aussi très touristique. On l'appelle la " Gold Coast ", pour sa fréquentation touristique, et pour le fort ensoleillement. C'est encore plus sec et râpé que la côte Nord, le vieux volcan éteint depuis longtemps a laissé de belles coulées de lave noire et marron, qui ne se sont pas mélangées. La lave noire est de type " pahoehoe ", une coulée lisse, couvrante, qui fait des tunnels et s'effondre par endroits, et la couche marron est de type " a'a ", on dirait comme de la terre retournée. La dernière éruption date de 1860, et depuis ce temps-là (140 ans !) rien n'a encore repoussé. La côte est très belle, il y a plein de baies qui ont l'air d'être de bons abris (c'est la côte sous le vent), mais c'est désolant toute cette aridité. Là il n'y a pas de falaises, on voit la côte à perte de vue, un immense champ de lave. De grands hôtels se sont installés là, et ont implanté des îlots de verdure : des cocotiers, des bougainvilliers roses, de la pelouse, vert acide tellement elle tranche avec la lave foncée qui l'entoure.
De la pointe, avec de la chance, on peut apercevoir les îles voisines : Maui, et les 3 plus petites qui sont à côté d'elle, Lana'i, Kaho'olawe et Moloka'i (à une cinquantaine de km de Hawai'i).

C'est aussi une côte riche en vestiges archéologiques : beaucoup d'anciens temples (" heiau ") de sacrifices humains ou plus pacifiques, des églises construites par les premiers missionnaires, des lieux de résidence des anciens rois hawaiiens (Kamehameha, le premier à avoir unifié les îles dans les années 1800, est très célèbre ici, il est de Hawai'i Big Island et sa descendance a régné longtemps. Il y a eu des rois et reines jusqu'en 1893).

C'est aussi sur cette côte Nord-Ouest et Ouest que sont les plus beaux sites de plongée de l'île, et les eaux les plus transparentes. Il y a beaucoup de poissons, du corail, des caves et des lava tubes sous-marins. Des tortues vertes aussi, qui viennent pondre sur les plages reculées, et toute la faune marine habituelle : raies, dauphins, requins, baleines à bosse, etc.


J'en profite pour citer le nom local délirant de 2 poissons : le baliste Picasso (Rhinecanthus aculeatus pour le nom latin) s'appelle ici le " humuhumunukunukuapua'a " en hawaiien (prononcer houmou houmou noukou noukou apoua a, traduction : " qui fait un bruit de cochon "), et il y a mieux encore avec le joli petit papillon à long nez (Forcipiger flavissimus), qui est le " lauwiliwilinukunuku'oi'oi " (lao ouili ouili noukou noukou oye oye, traduction approximative : " grand nez rapide "). Ils n'ont pas plus long… Les autres ont des noms beaucoup plus courts, nai'a pour les dauphins, le répendu mahimahi pour les dorades, etc.


Comme le temps passait vite, on n'a pas pu aller dans le Sud, on a donc pris la route qui coupe l'île, entre les 2 grandes montagnes, pour revenir sur Hilo. Cette route, Saddle Road, est aussi très étonnante. Elle a été construite par les militaires il y a quelque temps déjà (en 1942), pour qu'ils puissent traverser rapidement l'île, et ils l'ont faite à la va-vite. Elle est goudronnée, mais en montagnes russes (parfois comme dans les parcs d'attraction, il faut presque s'arrêter au sommet de la côte, on ne voit pas ce qu'il y a en-dessous tellement c'est pointu), et certains passages sont étroits. On commence par la zone désertique et aride, puis à mesure qu'on monte en altitude (jusqu'à 2000 m), la route s'aplanie, et on retrouve les prés jaunes puis verts, les ranchs, ensuite entre les montagnes ce sont les coulées de lave d'où dépassent quelques buissons, et on finit dans le brouillard et la pluie, au milieu de la forêt tropicale.

Vraiment c'est une belle île, heureusement qu'on était allé voir les volcans avant, on n'aurait pas eu le temps de passer par là. La côte Sud, qu'on n'a pas vu, est aussi couverte de lave, dominée par 2 des volcans actifs de l'île. La lave coule en permanence, plus ou moins vite, atteint parfois la mer, et coupe aussi parfois la route… Il y a, paraît-il, des bassins d'eau chaude, naturels. Et une magnifique plage de sable vert, accessible uniquement à pied, après une assez longue balade. La surprenante couleur de ce sable est due à la proximité d'une veine d'olivine, une roche verte donc, dont les grains érodés se mêlent ensuite aux grains noirs arrachés à la lave.

Voilà pour Hawai'i, j'espère avoir donné un bon apercu de l'île. Normalement on part pour Maui jeudi ou vendredi, la saison avance et il faut être à Vancouver avant l'hiver et ses tempêtes…

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Hilo, vraiment une ville sympa, on aime bien !

Publié le par Frederique

Hilo, Hawaii

Ce matin il pleut, mais c'est normal ici, Hilo est réputée pour être la ville où il pleut le plus dans tout l'archipel : quelque chose comme 3,30 mètres d'eau par an en moyenne ! Alors forcément, c'est bien d'avoir le parapluie dans le sac, juste au cas où. Mais il pleut par averses, donc il y a toujours une partie de la journée ensoleillée.

Hier on est retourné au Wal-Mart avec la navette. Il y a un paquebot tous les lundis, c'est bien pratique. Les légumes de l'étal devant le supermarché sont quand même mieux que ceux du marché, du moins pour les tomates : moins tapées, et en vrac donc on peut les choisir. On en profite pour refaire la provision de papayes et d'avocats. Ce Wal-Mart est vraiment bien, c'est une grande surface dans laquelle on trouve de tout : mercerie et tissu, une zone de chaussures grande comme une boutique, la zone sport est grande comme un petit Décathlon (mais pas de casier à crabes dans le rayon pêche…), un grand espace bricolage [on y trouve à peu près tout ce qu'il y a au Do It Best (comme Do It Center à Faa'a), et qui est loin à pied depuis le port], un grand rayon pharmacie en vente libre (aspirine et assimilés surtout), une zone habillement grande comme un magasin, un rayon livres et magazines, même un rayon souvenirs, et un rayon productions locales comestibles (macadamia nuts, cookies, café, etc.). Ca fait un peu désordre dans la navette, quand on revient avec le papier toilette sous le bras, au milieu des touristes du paquebot qui ont acheté de délicats souvenirs !

Hilo est une ville étonnante aussi : de vieux bâtiments, parfois de 1900, avec juste la façade toute belle, et les côtés tous délabrés. Mais c'est assez coloré, les murs sont peints de couleurs vives. Dans les rues il y a d'énormes poteaux électriques, qui font bien 50 cm de diamètre, avec des câbles électriques gros comme l'avant-bras qui pendent d'un poteau à l'autre, ce n'est pas très discret.

On va à chaque fois au petit port à mi-chemin, en annexe, c'est tout à fait faisable de faire le chemin jusqu'à la bibliothèque à pied ensuite. Depuis le port c'est vraiment trop long. Ce matin on va donc en ville, ensuite cet après-midi on ira à la clinique pour le rendez-vous de François, suite à ses coliques néphrétiques. On a abandonné l'idée de retourner à Tahiti en avion pour y faire les examens, le coût du billet est aux environs de 1 800 $ AR, alors que les examens ici feraient un peu plus de 1 000 $. Enfin, on vous racontera.

A part ça tout va bien, les gros travaux à bord sont terminés. On a fini par percer un trou dans la cloison avant de la cabine avant, de l'intérieur, juste sous la baille à mouillage. De l'eau suintait en permanence là, et on ne savait pas d'où ça venait. Par le petit trou on a recueilli près de 25 litres d'eau (salée), qui stagnait là-dessous et était rentrée on ne sait où ni comment… François a agrandi le trou à 3 cm et mit une pinoche, on pourra surveiller ça de près. Il reste 2 ou 3 trucs à faire, mais rien d'urgent, le bricolage classique (refaire une couture de la capote, celles du bimini sur les côtés au soleil, changer la pompe d'eau de mer de la cuisine, etc.).

On voit un peu côté santé comment ça se passe, ensuite j'espère qu'on aura le temps de louer une voiture et faire le tour de l'île. J'ai emprunté plein de guides à la bibliothèque, et il y a des coins qui ont l'air vraiment très beau.

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Hilo toujours

Publié le par Frederique

Le centre commercial est petit, 10 magasins environs, mais on y retournera sans doute lundi prochain (il y aura un autre paquebot, donc une autre navette !) pour les autres magasins autour (bricolage, etc.). De retour au bateau, on a remonté les vaigrages à l'avant, et remis un peu d'ordre. On dort enfin dans notre lit !

Le lendemain ce fut le tour des grosses lessives (la laverie n'est pas trop loin, 1 $ la machine, 50 cents la ½ heure de séchage), et l'après-midi visite en ville. On y est allé en annexe cette fois-ci, 8 à 9 minutes pour accéder au petit port, bien cadenasser l'annexe, il paraît qu'il peut y avoir des vols. Ca rapproche beaucoup, mais on a encore mis 1 heure pour aller à l'autre bout de la ville, à la bibliothèque. Pas de chance, les ordinateurs étaient tous réservés, on est repartis avec une pile de livres sous le bras (ils ont de pleins rayonnages de livres sur Hawai'i, entre autres), et quelques DVD.

Ensuite (mercredi) on a continué à s'occuper des réparations du bateau, on en voit le bout. Mais on continue à retirer le matelas la journée, le fond de la couchette est encore humide (d'où ça vient ?). On a emprunté une bouteille de gaz à un voisin pour remplir la nôtre. Pas très pratique cette histoire, ils ne remplissent pas les bouteilles étrangères, et il faut soit louer une de leurs bouteilles (5 $ par jour !), soit en acheter une (quelque chose comme 40 $), soit en emprunter aux voisins et faire soi-même le transvasement, et la faire remplir à nouveau (13 $ environ). Pour le moment c'est cette dernière option qu'on choisit, on verra plus tard du côté de Vancouver si on en achète une, ou si on trouve toujours des gens à qui l'emprunter.
Jeudi, re-grosses lessives, pratique cette laverie avec sèche-linge, surtout qu'il pleut assez souvent ici (en gros 1 jour sur 2, la côte au vent est bien arrosée…).

Le parc des volcans :

Hier, vendredi, un voisin de quai nous a proposé de nous emmener voir les volcans, super sympa. On a fait le tour du Kilauea, qui a un cratère impressionnant, avec des fumeroles. Il n'était pas en activité ces jours, par contre on est allé au bout d'une route en bord de mer, coupée récemment par une coulée de lave, et où on peut voir la lave couler continuellement depuis un cratère à 8 km plus haut. La lave descend lentement la pente douce, plus ou moins vite selon son degré de fluidité. Nous, on la vu un peu visqueuse, on a marché 1,5 miles (3 à 4 km) depuis la route, pour aller à sa rencontre. Des guides du parc sont sur place, pour éviter que des gens imprudents marchent dedans, et pour répondre aux questions. Le paysage change tous les jours sur cette côte, selon le bon vouloir de la lave qui remplit un trou ici, fait un dôme là. C'est vraiment très impressionnant de voir cette roche liquide qui fait son bonhomme de chemin, pas toujours dans le sens de la descente vers la mer. On a regardé un moment une coulée qui partait d'abord vers le bas, ensuite elle a fait un bouchon, et donc est reparti dans l'autre sens en faisant glisser la plaque solide qui s'était formée par-dessus. Bref c'est captivant, on y est resté un moment, et on a pris des couleurs ! Il paraît que c'est très beau la nuit, on voit bien la lave rougeoyer. Quand la lave est bien liquide, elle rejoint la mer, avec de grands nuages de vapeurs (un peu toxiques), et se solidifie en avançant. Par contre il paraît que c'est très dangereux de suivre sa progression de près, parce que des pans entiers de nouvelle avancée peuvent d'un coup s'effondrer et glisser plus loin dans la mer. Mais ça doit être très beau quand même.
Alors bien sûr il y a pleins de dieux et de déesses dans l'affaire, la mythologie hawaiienne est bien garnie, et on retrouve d'ailleurs pas mal de dieux polynésiens. La déesse des volcans, Pélé, est donc à l'origine de tout ça (elle est arrivée de Tahiti, comme Hina et son fils Maui, tous les 2 bien connus de la mythologie polynésienne), elle habite dans le cratère de Halema'uma'u, dans le Kilauea, et a toute une flopée de sœurs déesses sous ses ordres : la déesse du feu (Hiiaka), etc. Le site est donc sacré, et on n'a pas le droit d'emporter de morceaux de lave.

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Hilo, infos pratiques

Publié le par Frederique

Le capitaine du port a donné de bons tuyaux :
· Internet gratuit 50 minutes par jour moyennant l'inscription à la Public Library (10 $), en centre ville, dans la partie nord-ouest (Waianuenue Avenue) la plus éloignée de nous…;
· navette le lundi matin qui amène les touristes d'un paquebot au centre commercial du coin, et au supermarché Wal-Mart ;
· marché aux fruits et légumes le mercredi et samedi, à l'entrée du centre ville (croisement de Kamehameha Av. et Mamo St.).

On est donc allé en ville (4 à 5 km de Radio Bay, le stop ne marche pas bien), en traversant la zone portuaire, puis en marchant le long d'une 2 x 2 voies bordée d'arbres (tout ça sous la pluie…), avec de grands terrains verts autour. Les routes sont larges partout, même en plein centre ville, 2 x 2 voies partout ! Pour traverser aux passages pour piétons, ne pas oublier d'appuyer sur le bouton d'appel, sinon on peut attendre longtemps !

L'avitaillement :

On a commencé par le marché, un ensemble d'étals sous bâche, tenus pour beaucoup par des asiatiques. Les prix sont tous les mêmes, 2 $ le paquet de tomates (7 moyennes), 1 $ le concombre, 1 $ le paquet de carottes (9 ou 10 moyennes), 1 $ la main de bananes. Il y avait beaucoup de papayes (Solo, Rainbow, Sunrise, 4 ou 5 pour 2 $), d'ananas (énormes, 60 cm de diamètre, 40 cm de haut !), des mangues, des bananes. En légumes : tomates, haricots chinois, carottes, concombres, courgettes, oignons. A côté du marché aux légumes, il y a le marché permanent aux fleurs : orchidées (grosse production locale), anthurium, et toutes les fleurs tropicales, comme à Tahiti.
Dans une rue à côté, on nous a indiqué un supermarché (pas d'enseigne très visible, on a vu son nom, KTA Super Store, sur leurs sacs en plastique !) : là aussi des fruits et légumes, mais davantage importés (pommes, chou-fleur, etc.), au poids (ils en sont toujours à la livre…). On y a trouvé entre autres du jambon emballé pas cher, bon… si ce n'est qu'il est conservé avec du miel ! On a acheté un yaourt aussi, pour renouveler le ferment des nôtres. Mais ils sont ratés, liquides et décomposés… il ne devait pas y avoir beaucoup de culture naturelle dans ce yaourt ! Heureusement il reste un de nos ancien, je vais tout recommencer.

Internet et bouquins :

On a continué la traversée de la ville pour aller à la Public Library. Grande bibliothèque municipale, aérée, agréable, beaucoup de personnel très sympa, plein de monde partout, beaucoup de livres, beaucoup d'emprunteurs (et pas mal d'enfants), ça change de Tahiti ! Pour accéder à Internet, il faut donc s'inscrire. On nous délivre une carte visiteur, valable 3 mois dans toutes les bibliothèques de toutes les îles d'Hawai'i (il y en a déjà 13 rien que sur Hawai'i, Big Island !) et elle nous permet de bénéficier de tous les services : prêt de livres (illimité en quantité pour 3 semaines !), de DVD (on peut en emprunter jusqu'à 10 par semaine à 1 $ par CD), de vidéo, etc. Pour Internet, il y a 4 postes, il faut s'inscrire pour réserver un ordinateur, et l'utilisation se fait pendant 50 minutes, en débutant à l'heure ronde. On a donc regardé nos mails, et repartis avec 4 DVD sous le bras !

On a ensuite entamé le chemin du retour, prêts à refaire vaillamment les 5 km de route. Heureusement à mi-chemin, John, un voisin de quai nous a vu et pris dans sa voiture. Il allait dans l'autre sens, et a fait exprès demi-tour pour nous ramener à Radio Bay.

La prochaine fois qu'on ira en ville, on pourra s'avancer beaucoup (mi-chemin) en allant en annexe jusqu'à un petit bassin bordé de quais.

Aujourd'hui dimanche on a réparé la fuite à l'avant : une fissure près de la baille à mouillage, qui cachait une zone pourrie dessous. François a fait un gros trou pour tout enlever (5 cm sur 10), et combler avec de la résine.
Le bateau est un bazar flottant, il y en a de partout, il n'y a que l'avant qui soit vide : vaigrages de la cabine avant posés dans le carré côté cuisine, le tas de boîtes de conserves qui étaient rangées sous la couchette est toujours par terre, les coussins sont empilés dans le carré en face, le matelas debout devant la table à carte, et du bazar un peu partout de matériel qu'il a fallu déplacer pour accéder à la résine, naturellement rangée tout au fond de la cabine arrière…

Voilà pour le moment, demain on part se promener au centre commercial. La navette part à 7h, à suivre
!

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Hawaii : formalités et découverte de l'île

Publié le par Frederique

Hilo, Big Island, Hawaii

Et voilà, on est arrivé ! L'approche s'est faite au moteur, le vent nous ayant lâché après une belle nuit. On a bien regardé, mais on n'a pas vu de lueurs rouges au loin, signe d'une activité volcanique du très actif Kilauea. Hawaii est une grande île, avec un relief très doux, et 2 dômes qui culminent à plus de 4000 mètres. C'est surtout le littoral qui est habité, l'intérieur (qui s'élève pourtant en pente douce) à l'air plutôt réservé aux plantations de canne à sucre, d'ananas et aux cultures diverses.

Hilo est une grande ville, mais à taille humaine, et avec beaucoup de végétation et de petits parcs entre les blocs de bâtiments. De chaque côté de la ville, il y a des villages aux maisons aux toits en tôle colorée (rouge, vert, bleu, jaune), c'est joyeux. Les maisons en dur sont un peu comme celles qu'on trouve à Tahiti : style colonial ou maison toute simple, sur pilotis. Le bord de mer est bordé de aito (filao).

Hilo a une très grande jetée, et un passage bien balisé. On passe devant la ville, puis une grande plage de sable noir avec des pirogues, un motu verdoyant (les " Liliuokalani gardens ", avec de beaux banyans, Liliuokalani étant le nom de la dernière reine de Hawaii avant l'annexion par les Etats-Unis), puis un espace réservé aux bateaux résidents sur corps morts, le port de commerce avec les gros cargos à quai, et enfin, tout au fond, Radio Bay, l'endroit pour les bateaux de passage. On est très bien protégé, entre la jetée et les quais de cargos, dans un petit bassin où on peut mettre quelques bateaux au mouillage et 10 à quai.
A notre arrivée, il restait 3 places, on s'est donc mis à quai, mouillage par l'avant et cul à quai. Le prix est le même qu'on soit au mouillage ou à quai : 8,40 $ par jour (en-dessous de 40 pieds, 9,60 $ au-dessus), eau gratuite, douches chaudes (caution de 50 $).
Plusieurs gens des bateaux à quai sont venus prendre les amarres, et les autres ont tous défilé pour dire bonjour et souhaiter la bienvenue !

Formalités Douanes, Immigration et Agriculture :

François est allé tout de suite à terre (il paraît que les autorités n'apprécient pas qu'on tarde trop, Claude (& Dominique) a pris le temps de déjeuner et est descendu à terre 3 heures après, ils lui ont fait la remarque). Le capitaine va donc faire seul les formalités, François a commencé par le Capitaine du port (premier bâtiment, à 200 mètres). Il a payé l'emplacement et la caution de la clé des douches. Le Capitaine a ensuite appelé par téléphone l'Agriculture.
Un gars est venu, il a demandé à François ce qu'on avait à déclarer comme produits frais, il n'est même pas monté à bord. On lui a donné les poubelles aussi, et normalement tout est détruit pour éviter l'importation sur le territoire de parasites étrangers. Ils ont ici le même problème qu'en Polynésie, des espèces endémiques ont disparus à cause de l'introduction de rats, mangoustes, insectes et autres affreuses bêtes. Mais il n'y a pas d'animaux dangereux (pas de serpents), juste une araignée un peu venimeuse mais pas mortelle (dans la forêt).

Ensuite direction le bâtiment 100 mètres plus loin, la Douane et l'Immigration. Quand ils ont fini par arriver (malgré les bonnes heures d'ouverture), l'Immigration n'était pas là, le douanier a vérifié les passeports et faxé la page des visas à l'Immigration (qui devait être à l'aéroport). Le gars de l'immigration a téléphoné pour dire à François que les visas permanents comme ceux qu'on avait ne sont plus délivrés, mais encore valables une fois. Il nous a accordé 6 mois à tous les 2. Là on est tranquilles, il suffit de renouveler le visa depuis l'extérieur du territoire, dans 6 mois. Le douanier a aussi délivré un cruising permit valable 1 an (19 $).
Tout ça a pris de 11h à 16h environ…

Moi pendant ce temps, consignée à bord, j'ai fait un semblant de rangement et tenté de remettre le bateau en configuration mouillage. François a branché le tuyau d'eau à quai et j'ai rincé le bateau avant de laver à grande eau le matelas, victime de fuites d'eau de mer pendant la traversée. Le plein d'eau et quelques bavardages plus tard, François revenait.
On a mangé et à 19 heures on était au lit ! (enfin, le matelas étant dehors, on a encore dormi dans le carré…).

C'est assez calme ici, il y a bien le trafic portuaire (transport de containers), mais tranquille. Et comme on est très reculé, il y a peu de visites. On peut laisser le bateau ouvert, et l'annexe non cadenassée (on en a besoin pour faire la navette entre le bateau et le quai, non flottant).
L'eau du quai est potable, un peu javellisée donc traitée !

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L'ile de Hawaii

Publié le par Frederique

Les îles sont, du sud au nord, Hawai'i, Maui, Kaho'olawe (militaire), Lana'i, Moloka'i, O'ahu, Kaua'i et Ni'ihau (île privée).



Hawai'i, ou Big Island, qui est la plus récente de tout l'archipel, est au-dessus d'un "point chaud", où la roche en fusion remonte en direction de la surface. l'île comporte 5 volcans : 2 sont éteints (dont le Mauna Kea, point culminant de l'archipel à 4 205 m) mais 3 actifs : le Hualalai (2 512 m), le Mauna Loa (4170 m, une éruption tous les 3 ans ½ en moyenne, avec des fontaines de lave atteignant parfois 470 m de hauteur) et le Kilauea (1 243 m, très actif).
Ils sont appelés " boucliers hawaïens " parce que ce sont des coulées de lave plutôt que des éruptions.


L'île est donc la plus grande de l'archipel, et elle continue à grandir, puisque la lave s'écoule régulièrement dans la mer et augmente sa superficie (en 20 ans, elle a gagné 560 acres, soit environ 2,3 km).


L'île a un relief tout en courbes douces, avec une végétation similaire à celle de Polynésie Française : aito (filao), manguiers, banians, hibiscus, frangipaniers, grands pinus, etc. A l'intérieur, il y a de grandes plantations de canne à sucre, d'ananas, de café, et de fleurs.


Hilo est un port d'entrée, c'est donc là que l'on doit arriver avec le bateau et faire les formalités d'entrée sur le territoire Hawaiien : Douane, Immigration et Agriculture. Les premiers contrôlent nos importations, les seconds nos passeports et nos visas, et délivrent un visa temporaire, ainsi qu'un " cruising permit ". Les troisièmes récupèrent et détruisent nos légumes, fruits, œufs, etc. (quand il en reste après 20 jours de mer !) et nos poubelles. Tous ces gens sont très sympathiques, mais les formalités durent une bonne demi-journée, effectuées par le capitaine seul, l'équipage étant consigné à bord.


Les gens ici sont très ouverts et discutent facilement, la ville est assez étendue mais faite davantage pour les voitures que pour les piétons : 2 x 2 voies en centre ville, bâtiments espacés, commerces et institutions éparpillées, dur pour les pieds !
Côté climat, il fait bien plus frais ici qu'à Tahiti, les températures sont entre 25° le matin, et 28°-29° (Celsius) l'après-midi, et on est en été ! Ensuite pour se refaire des globules rouges et prendre un bon rhume, on peut toujours monter sur le Mauna Loa, le plus haut sommet, où il y a de la neige en permanence (et où la température peut descendre à - 15°…)


Il y a des tas de choses à faire et voir sur l'île, on commence par la ville, on ira ensuite voir les volcans, les cascades, et peut-être explorer les caves et tubes de lave sur la côte sud-ouest. A suivre !

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Informations générales sur l'archipel de Hawaii

Publié le par Frederique

Météo :
· VHF marine américaine : canaux 1 et 2, en continu

Animaux toxiques :
· Araignées, 3 veuves noires (piqûre très toxique, mais pas mortelle) : Southern Black Widow (Latrodectus geometricus : noire avec une forme rouge sous l'abdomen, dans toutes les îles depuis 1925), Brown Widow (Latrodectus mactans : brune ou grise à tâches rouges et jaunes, dans toutes les îles depuis 1939) et Western Black Widow (Latrodectus hesperus : à Moloka'i, O'ahu et Maui depuis 1943)
· Grenouille (sécrétions toxiques) : Poison Dart Frog (Dentrobates auratus : verte et noire, à O'ahu), introduite en 1932 de Panama pour détruire les larves de moustiques
· Crapaud (sécrétions toxiques) : Giant Toad ou Cane Toad (Bufo marinus), introduit en 1932 de Puerto Rico pour manger les coléoptères de canne à sucre
· Cent-pieds (douleurs intenses) : Large Centipede (Scolopendra subspinipes : toutes les îles depuis 1836)

Autres animaux piqueurs :
· Scorpion (piqûre comme celle d'une abeille) : Lesser Brown Scorpion (Isometrus maculatus : à O'ahu, Maui et Hawai'i)
· Physalie (méduse) : Portuguese Man-of-War
· Abeilles, guêpes, fourmis
· Moustiques : Forest Day Mosquito (Aedes albopictus : dans toutes les îles depuis 1896), Yellowfever Mosquito (Aedes aegypti : dans toutes les îles depuis 1892), Southern House Mosquito (Culex quinquefasciatus : dans toutes les îles depuis 1826)

Maladies :
· Ciguatera
· Leptospirose
· Dengue

La prononciation des mots hawaiien est à peu près la même qu'en Polynésie : toutes les voyelles se prononcent, le u se dit " ou ", mais le e se dit " é " ou " è " (prononciation à l'américaine).
La ressemblance avec la linguistique polynésienne s'explique par le fait que les premiers colonisateurs seraient arrivés des Marquises vers 600-700 après J.-C., suivis de plusieurs vagues de migrants tahitiens, avec un dernier contact entre les îles de la Société et les Hawaii au XIIIe siècle.
Le nom de l'archipel dérive de " Hawaiki ", le nom d'origine de Raiatea. On retrouve des mots similaires au tahitien et au marquisien : moana : océan, nui : grand, one : sable. D'autres mots ont de fortes ressemblances : hale : maison (fare/ha'e), honua : terre (fenua/henua), uai / wai : eau (vai), etc.
La culture hawaiienne est donc assez proche de celle de Tahiti, ressemblance dans les danses traditionnelles (hula), les chants traditionnels (mele), la cuisine.

Au moment de leur découverte par les Européens, les îles Hawaii comptaient environ 230 000 habitants qui ne connaissaient ni l'écriture, ni les métaux, ni la poterie, ni la roue.
C'est James Cook qui redécouvrit les Hawaii le 18 janvier 1778, venant de Tahiti. Depuis 1959, Hawaii est le 50ème état américain.

Entre 1830 et 1870, l'archipel se développe comme point d'escale et d'hivernage pour les flottes baleinières du monde entier.
En 1876, le marché américain s'ouvre aux productions hawaiiennes, en particulier au sucre. On assiste alors en quelques années à la prolifération des plantations de canne à sucre. Pour palier à l'effondrement démographique de la population indigène, (71 000 Hawaiiens en 1853, et seulement 39 656 en 1900), on fait appel à une main-d'œuvre extérieure à l'archipel.

De nos jours la population se répartit entre Japonais (24 %), "Caucasiens" [Portugais, Allemands, Espagnols, Norvégiens, etc.] (20,5 %), Philippins (12,5 %), Chinois (5 %), Coréens (1 %), etc., avec un très fort groupe de métis (33 %, avec 25,5 % ayant du sang hawaiien).
Les Hawaiiens de souche étant sous-représentés, la langue traditionnelle n'est plus utilisée que dans les chansons, au profit de l'anglais. Mais comme en Polynésie, il y a un regain d'intérêt pour la culture d'origine, et ils essaient de relancer la pratique du hula, des chants, de la langue, etc.

L'archipel exporte donc du sucre (2ème producteur des US), mais aussi de l'ananas (1er des US), du café, des fleurs, du poisson et du bétail.

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Navigation Nuku Hiva - Hawaii

Publié le par Frederique

Ca y est, on est arrivé à Hawaii ! Après 19 jours de mer, on va pouvoir découvrir le coin.


Voilà quelques infos (sources : Instructions Nautiques, Charlie's Charts, Atlas Encarta, Encyclopædia Universalis, Encyclopædia Britannica).

Petit cours de géographie pour ceux/celles qui ne sauraient pas, Hawaii n'est pas seulement une île, mais aussi tout un archipel : 132 îles, îlots rocheux, atolls et écueils, à divers stades de formation géologique.
Ces îles sont sur la " dorsale des Hawaii ", une chaîne sous-marine volcanique qui s'étire sur un axe sud-est/nord-ouest sur plus de 3 000 kilomètres, où elle rejoint les monts de l'Empereur (chaîne sous-marine sibérique).

Les îles les plus au nord sont plus vieilles et ont été repoussées vers le nord-ouest au fur et à mesure de l'apparition de nouvelles îles. Ce sont des atolls, des îlots rocheux, et des écueils, isolés, inhabités et très petits. Leur accès est réglementé, car ils sont classés réserves naturelles (oiseaux de mer et tortues), ou bases navales.

Les plus récentes sont les 8 îles principales au sud-est, îles hautes avec début de formation de corail.
Les îles qui nous intéressent sont donc celles-ci, et en premier lieu l'île de Hawaii (appelée aussi Big Island, la plus grande avec ses 10 500 km2 ) et son port d'entrée, Hilo, puisque c'est là que nous arrivons.
Honolulu, Pearl Harbor et les fameuses Waikiki Beach et Sunset Beach sont sur une autre île plus au nord, Oahu (beaucoup plus petite, 1 500 km2, mais qui regroupe les 3/4 de la population de l'archipel).

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