(Gros) Problème de gréement...

Publié le par Frédérique

Les marins n'ont qu'une peur, c'est que le ciel... heu non, le mât leur tombe sur la tête...

Pour nous, la catastrophe n'était pas loin... On a passé la journée à travailler sur le mât, dès 8h du matin quand François est monté en tête de mât pour remplacer une poulie. Là il a vu que l'étai ne tenait plus que par 3 brins (sur 19), et il est vite redescendu !!


Vision d'horreur, l'étai lâche...


On a vite déroulé et affalé le génois (il est sur enrouleur, autour de l'étai), heureusement qu'il y a peu de vent le matin, par contre il se lève assez fort avant midi.




Donc génois retiré, enrouleur attaché en tête de mât pour éviter qu'il ne casse tout sur son passage si jamais l'étai lâche, et aussi pour en récupérer le maximum...

On a mis 2 drisses à l'avant, prises sur la pièce d'étrave bien solide. Nos copains Bo et Vivi nous ont prêté un gros ridoir, pour aller avec un étai largable que François avait dans les fonds.

Avec cet étai on devrait pouvoir faire de la voile, mais il faut aussi consolider les bas-haubans qui menacent de lâcher aussi !!


Le mât fait pitié à voir, on a rajouté des amarres de chaque côté, en croix, tenues autour des barres de flèches et prises sur les cadènes, pour soutenir les bas-haubans.


On va essayer de trouver une fenêtre météo relativement calme pour descendre à Cabo San Lucas (150 milles), il y a du gas-oil là-bas le cas échéant. Le tout est de ne pas tirer trop fort sur le mât, et s'il faut on fera du moteur.

Et sans doute faudra-t-il remonter en Mer de Cortez jusqu'à La Paz pour les travaux de sertissage, et la commande de tout le gréement (pas sûr que les magasins du coin aient du haubanage en stock).


On a ressorti 3 voiles avec mousquetons du fin fonds de la cabine arrière, on va voir quelle taille elles ont, et si on peut s'en servir sans forcer sur le mât : il y a un génois léger, un yankee, et un tourmentin.

Le génois léger va bien sur l'étai largable, et la toile et les coutures sont en bon état.

Pour le côté charme des voiles à l'ancienne, c'est un peu raté : il y a de grosses taches sur les voiles, qui n'ont pas vu le jour depuis 15 ans, et les mousquetons sont tous verts de gris et ont déteint sur le tissu !! Mais elles sont en parfait état à part le côté esthétique qui laisse à désirer.


On a eu beaucoup de chance de pouvoir descendre le génois par temps calme, depuis le vent souffle jour et nuit ! On a donc un peu de mal à essayer les deux autres voiles.

Mais après examen, il s'avère qu'elles ont toutes deux plusieurs mousquetons oxydés, qu'il faut changer.
François en prélève sur le tourmentin (voile de très gros temps, il est peu probable qu'on s'en serve pour les navigations de courte durée jusqu'à La Paz) pour que le yankee soit opérationnel et utilisable.

Publié dans 7-Mexique

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Véro 28/01/2007 15:12

Heureusement que je n'y comprends pas grand-chose sinon cela me ferait encore plus peur. Véro

Michel 25/01/2007 19:37

Eh bien vous l'avez échappé de peu.
Je n'ai pas compris où sont ces fils sectionnés ? en bas du mât ? Parce que tu dis que François était monté en haut du mât !
Bonne réparations.
Bises de France.

Frédérique 25/01/2007 23:21

 Ca se passe en haut, l'étai est un câble qui relie le sommet du mât (la tête) à l'avant du bateau. Sur cet étai, il y a l'enrouleur de la voile d'avant (le génois).
Le cable commence à se casser au niveau de l'embout qui passe à travers la tête de mat, un embout qui attache l'étai en haut. C'est un gros câble de 19 brins torsadés, et 16 ont déjà cassé...
Si l'étai casse, le recul du mât sera tel qu'il risque de tomber malgré les autres haubans (câbles) qui le maintiennent de part et d'autre.