J'ai lu, sur les conseils de notre neveu Tom, le livre "Effondrement" de Jared Diamond.
Le sous-titre de cet ouvrage (de 650 pages) est : "Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie".
Je suis d'un naturel habituellement prudent en ce qui concerne les affirmations péremptoires des uns et des autres sur le changement climatique, les responsabilités, les causes et les effets.
Rien n'est simple et tout est conjectures. Les perspectives que les PRO et les CONTRE nous assènent reposent sur un étalonnage des données climatiques qui n'a pu être réalisé faute
de recul suffisant et qui ne pourra être réalisé qu'après des évènements qui sont, peut-être, en train de se produire.
De plus, chacun y va de son PRINCIPE de PRECAUTION dont la vraie signification échappe à beaucoup ! En effet, ce dernier signifie plus "accompagnement sous observation" que
"interdiction" ou "arrêt".
C'est pourquoi le livre "Effondrement" est intéressant car il essaie d’interpréter (ce n’est pas un livre objectif, comme tous les livres de ce type) le pourquoi du succès ou de
l’échec de certaines communautés qui ont vécus à l’écart d’influences extérieures (autres pays) autres que climatiques ou environnementales.
Ce n’est pas un livre parfait mais il pose quelques bonnes questions et aussi montre l’erreur de croire vraies les affirmations suivantes :
- L’environnement doit être mis en balance avec l’économie
- La technologie résoudra nos problèmes
- Si l’on épuise une ressource, on peut toujours passer à une autre qui remplit les mêmes besoins
- Il n’y a pas vraiment de problème alimentaire mondial
- Si l’on en croit les indicateurs habituels, la situation s’améliore
- La crise démographique se résout d’elle-même
- Le monde peut s’accommoder indéfiniment de la croissance démographique
- Le souci de l’environnement est un luxe des pays riches (hors Chine et Inde) et on ne peut l’imposer au Tiers-Monde.
- Si les problèmes d’environnement deviennent désespérés, nous ne serons plus là pour les voir
- Les problèmes du passé n’ont rien à voir avec la situation actuelle
Je ne développerai pas ce que le livre fait très bien, mais sur la dernière « fausse » affirmation, il a toujours été vrai que ceux qui ne tirent pas les leçons des
échecs passés sont condamnés à les répéter.
La révolte des Cipayes, meurtrière, aux Indes coloniales, ressemble étrangement à notre brave guerre d’Irak. Mais pas seulement cet exemple tant les guerres d’invasions ont été
pratiquement toutes vouées à l’échec à plus ou moins courtes échéances.
De même qu’en ce moment se précise une récession de l’économie américaine, récession qui a été prévue depuis plusieurs années et amplifiée par le phénomène
« Bush ».
Rien de bien nouveau sous le soleil donc. Lisez ce livre, empruntez-le en bibliothèque, si vous supportez le fait d’être « dérangé » dans vos habitudes de
penser.
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