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18 articles avec 3-canada - british columbia

Sommaire Canada BC

Publié le par Frédérique

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Résumé de nos navigations, de Victoria à Prince Rupert

Publié le par Frederique

On n'est pas très rapides, il nous a fallu 3 mois pour faire 923 milles (1 710 km)... et tout au moteur. Mais on en a bien profité, et eu le temps d'apprécier les paysages et les personnes rencontrées.

On a particulièrement aimé Sidney Spit, au mouillage tranquille ; les îles de Wallace, Gabriola, De Courcy et Jedediah pour leurs jolis mouillages et de belles balades à terre ; Smuggler Cove pour le cadre paisible et l'enfilade de petits bassins ; Princess Louisa Inlet, superbe fjord encaissé, avec une grosse cascade au bout ; Prideaux Haven, magnifique mouillage, sur fond de montagnes enneigées ; Frances Bay, pas terrible en soi, mais où on a vu notre premier ours noir ; Yuculta Rapids, nos premiers rapides ; Waddington Bay dans le Broughton Archipelago, très beau ; Takush Harbor ; Pruth Bay, malgré ces affreuses mouches piqueuses ; Boat Inlet et Alexander Inlet, où on a vu ours et orques ; East Inlet sur Grenville Channel, très joli coin ; Prince Rupert, ville agréable, gens sympathiques et accueillants, beaucoup d'aigles ; et Dundas Island, où des hordes d'orques chassent.

Les températures sont restées fraîches (8° à 15°, avec une moyenne de 12°) d'avril à juin, et le chauffage nécessaire pendant 2 à 3 heures le matin. Il paraît que cette saison était plus fraîche et pluvieuse que les précédentes.
Le bateau a relativement bien supporté l'épreuve de l'humidité constante (70% à l'intérieur), malgré le ruissellement de condensation le long des vaigrages. Par contre les livres, les coussins du carré, et les vêtements moisissent régulièrement. L'électronique ne souffre pas plus (ni moins) qu'à Tahiti.
C'est un peu frustrant de ne pas pouvoir se baigner, mais les balades à terre sont très agréables, et les paysages sont vraiment beaux.

 

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Frontière Nord Canadienne : Prince Rupert et Dundas Island

Publié le par Frederique

Grenville Channel

 

Kaien Island, Prince Rupert, Rushbrook Public Floats (54°19.56'N, 130°18.29'W)

Prince Rupert est la dernière " grande " ville canadienne avant l'Alaska, où industrie et tourisme sont actifs. C'est une petite ville sympathique, avec des dizaines d'aigles perchés dans les arbres de la marina, beaucoup de pêcheurs (les 4/5ème des bateaux à Rushbrook sont des chalutiers, crabiers, crevettiers et autres bateaux de pêche), et tout le monde a au moins 1 chien en ville ! Il y a plusieurs beaux totems, et une grande communauté d'Indiens.

On a quitté Prince Rupert par le Nord, par le Venn Passage, très sinueux mais correctement balisé, malgré 3 alignements manquants. Le Charlie's Chart est le seul a déconseiller de passer par là, en fait ça se fait très bien, avec un peu de vigilance.

On est ensuite monté vers Dundas Island, et fait un peu de voile pendant une heure, par un bon petit vent de Sud. C'est en arrivant près de la pointe Nord de l'île qu'on a commencé à voir des orques. D'abord un groupe de 8, un gros mâle avec un bel aileron fin et haut, et plusieurs femelles et petits avec des ailerons plus trapus. Ils sont passés près de la côte, suivis plus loin par un grand troupeau d'orques. Là il y en avait en bonne quarantaine, difficile de les compter, ils ne sortent pas tous en même temps !

C'était très chouette, 2 sont venus près de nous, mais sans plus, en passant. Les autres devaient chasser, ils battaient de la queue, faisaient des sauts et dressaient la tête hors de l'eau. C'était super.

Dundas Island, Brundige Inlet (54°35.60' N, 130°52.20' W)

Le mouillage à Brundige Inlet est bien calme. On a jeté l'ancre dans la petite baie à l'entrée de l'inlet. Dommage qu'il y ait plein de ces petites mouche qui piquent si violemment& On attend le retour du vent de Sud, et en route pour l'Alaska ! La frontière est à 7 milles (13 km) d'ici.

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Grenville Channel

Publié le par Frederique

Grenville Channel

En quittant Coghlan Anchorage, on a pris Grenville Channel, un long couloir étroit encaissé, avec biches et ours sur le bord de mer. Ce chenal est très emprunté par les bateaux de croisières et les ferries qui rallient Prince Rupert.
Comme pour Princess Royal Channel, le courant entre par les 2 extrémités et tous 2 se rejoignent à peu près au milieu, vers Klewnuggit Inlet.

On est allé visiter Lowe Inlet, et la cascade qui est au bout. Il y a un gros tourbillon à l'entrée de l'inlet, puis un premier bassin calme, et un second, Nettle Basin, où la cascade Verney Falls se déverse.
C'est très joli, les baies sont boisées avec de grands prairies, c'est très calme mis à part le grondement de la cascade. Hélas c'est un peu trop profond pour mouiller (20 mètres de fond), on repart donc dans Grenville Channel.

Le chenal est très étroit à cet endroit, et le vent et le courant nous ont poussé à 10-11 nœuds de vitesse.

Klewnuggit Inlet, East Inlet (53°42.96'N, 129°43.74'W)

On est arrivé à Klewnuggit Inlet au moment de la renverse du courant, et la mer commençait à se lever. On est allé tout au fond, à East Inlet, un très bon abri bien protégé, très calme.
On a été rejoint peu après par 4 autres bateaux, dont les copains français.


Le lendemain tout le monde est parti sauf nous, on a profité de la quiétude du mouillage, et du spectacle offert par les bald eagles et les canards.

Lewis Island Anchorage (54°00.87'N, 130°15.89'W)

La deuxième portion de Grenville Channel s'est faite avec du courant résiduel contraire, malgré la bonne marée.

On est allé mouiller entre Lewis et Porcher Islands, un passage abrité de la mer, et dans une moindre mesure, du vent.

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Boat Inlet, Alexander Inlet, et Coghlan : ours et orques

Publié le par Frederique

Mathieson Strait

 

Cecilia Island, Boat Inlet, un ours !
 
On est entré par Reid Passage, très étroit, bordé de forêt dense, et parsemé de cailloux et hauts fonds heureusement bien balisés. On a zigzagué entre les dangers divers, portés par le courant.
 
L’entrée pour Boat Inlet est elle aussi assez encombrée de rochers, mais ensuite c’est une grande baie, bien protégée par les hauts arbres, avec des zones herbeuses le long du littoral.
 
Là, on a pu observer pendant au moins 1 heure 30 un superbe black bear, un ours à la fourrure noire et au museau marron clair. Notre arrivée dans la baie ne l’a absolument pas dérangé, il ne nous a meme pas regardé ! Pourtant jeter l’ancre n’est pas très discret, et on était à 50 mètres de lui. 
 
 
Il s’est promené tout autour de la baie, en broutant de l’herbe, grignotant des coquillages découverts par la marée basse, et se mettant parfois debout pour attraper des baies sur des branches un peu plus haut. Il se dressait alors sur ses pattes arrières, prenait la branche à 2 mains pour ainsi dire, et retombait doucement en s’effondrant sur les fesses. Spectacle absolument irresistible !
 
Le lendemain on est reparti par Mathieson Channel, puis Oscar Passage, pour rejoindre Finlayson Channel. On est passé devant le village Indien de Klemtu, puis atteint Alexander Inlet, sur l’île Princess Royal.
 
Princess Royal Island, Alexander Inlet, des orques !
 
C’est un inlet long de plus de 5 milles, bien cartographié, avec un passage délicat noté : un gros rocher découvrant uniquement par très grande marée basse, sinon marqué par des kelp.
 
J’ai espéré en vain apercevoir un ours blanc, un Kermode, mais par contre on a eu la visite d’un « pod »,  une famille de 4 orques. Le mâle, très gros, avait un bel aileron dorsal, haut et pointu, tandis que les 3 autres orques étaient plus petits, avec des ailerons plus trapus. Les jeunes batifolaient autour, montrant leurs grandes taches blanches sur la tête et le corps.
 
 
En sortant de l’inlet, on a vu le gros caillou qu’on avait évité en aveugle à l’aller, découvert celle fois-ci par la grande marée basse de vives eaux (5 mètres de marnage).
On est monté par Tolmie Channel, avec le courant portant.
On a rencontré beaucoup de troncs flottants, de bancs de kelp et de petites algues, et aussi, bien plus dangereux, des deadheads. Ce sont des troncs tellement imbibés d’eau qu’ils coulent presque, mais se tiennent à la verticale, avec juste un petit bout qui dépasse hors de l’eau, et sont ainsi difficilement visibles.
 
Après Tolmie Channel, Princess Royal Channel.
Ce passage est si grand que les courants entrent par le Nord et le Sud, et se rejoignent environ à mi-chemin, vers Aaltanhash Inlet.
C’est un très joli fjord encaissé, avec de belles cascades.
On a eu quelques averses, mais aussi du bon vent portant, de secteur Sud avec des passages au Sud-Est et au Sud-Ouest. Ca nous a permit d’avancer à bonne allure à la voile.
On est arrivé un peu en avance sur la renverse du courant au point de rencontre, mais le vent s’est maintenu et on a continué à bien avancer.
 
On est passé devant l’ancienne conserverie de saumon de Butedale, maintenant abandonnée ; croisé une opération de chargement de bois sur une barge, effectué par 2 hélicoptres sous la pluie battante ; et enfin, après une longue navigation de 65 milles, débouché sur Wright Sound, où 7 canaux se rejoignent.
 
 
 
Coghlan Anchorage... rien !
 
On s’est arrêté derrière Promise Island, à proximité du village Indien de Hartley Bay. Dans le passage bien abrité, on a mouillé à Coghlan Anchorage, en face de la plage de galets.
Là on a retrouvé les copains français, par hasard. Pourtant il n’y a pas foule dans le coin !

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Côte Nord de la Colombie Britannique : Codville Lagoon, Cunningham Island

Publié le par Frederique

Queen Charlotte Sound

King Island, Codville Lagoon (52°03.71'N, 127°50.43'W)

On est parti de Pruth Bay par le Nord, pour rejoindre Hakai Passage, puis remonter Fitz Hugh Sound et Fisher Channel.
On est allé à Codville Lagoon, une très grande baie, à l'entrée resserrée en goulet. Il a fallu passer à 1 mètre des rochers de la côte Sud de la passe pour éviter les cailloux du milieu, puis après avoir contourné la grande île de la baie, on est entré dans le bassin de l'Est. Au passage on a admiré un groupe de phoques vautrés au soleil sur les rochers, et une biche à la lisière de la forêt.
Le bassin est malheureusement un peu profond, on a mouillé par 13 mètres de fond, le moins qu'on ait trouvé. Un voilier américain - un couple de Seattle, qui navigue depuis 3 étés dans la zone - s'est installé à côté de nous un peu plus tard, et 3 autres bateaux sont venus passer la nuit dans cette partie de la baie.

Le lendemain, on est allé se balader jusqu'à Sugar Lake, un grand lac distant de moins d'1 km du mouillage, mais pas si facile d'accès : un petit chemin très boueux (bottes obligatoires !) serpente dans la forêt dense, au sous-bois encombré, nous fait escalader de grosses racines de cèdres et quelques formations rocheuses, patauger plusieurs fois dans le lit d'un ruisseau, et dans les flaques de boue.


De l'autre côté, on débouche sur les rives du lac, une surprenante plage de sable rose ocre - qui vire au rouge dans l'eau - prolongée par les montagnes boisées. On a vu plusieurs empreintes de sabots de biches sur le chemin, et sur la plage. Le lac est immense, en forme de sablier, mais on n'en voit qu'une partie de la plage. Plusieurs ruisseaux s'y déversent. C'est un joli coin, qui vaut bien qu'on peine un peu sur le chemin !

Cunningham Island, Lagoon Rapids Anchorage (52°10.59'N, 127°58.68'W)

On est reparti, et croisé 2 dauphins au corps noir, et à l'aileron dorsal et flancs blancs, totalement indifférents.
On avait pour projet d'aller plus au Nord dans Fisher Channel, mais le vent a brusquement tourné (il a venu de face, bien sûr) et accéléré, levant une mer agitée, aux vagues courtes. Notre vitesse ayant considérablement diminué, on a bifurqué vers Gunboat Passage, entre Denny et Cunningham Islands.

Après avoir exploré 2 baies insuffisamment protégées du vent, on a fini par en trouver une à notre goût. On a mouillé par 13 mètres de fond dans une petite baie entourée d'une forêt de cèdres, parsemée de nombreux troncs morts blanchis, sans plus de branches ni de feuilles.

Cette baie n'a pas de nom, elle est adjacente à un lagon que les cartes reportent comme étant Lagoon Rapids. L'entrée du lagon est sur le bord Ouest de la baie, une passe étroite permet d'accéder à une première petite cuvette, puis un îlet obstrue la seconde passe, créant des rapides quand le lagon se rempli ou se vide avec les marées.

A cet endroit, les cartes marines présentent quelques erreurs et lacunes : elles ne signalent pas le rocher à l'entrée de la baie, pourtant découvert et boisé ; et l'îlet qui provoque les rapides du lagon n'en est vraiment un qu'à marée haute, on ne peut le contourner à marée basse pour entrer dans le lagon.

En quittant Lagoon Rapids Anchorage, on a croisé une biche dans le chenal, qui traversait à la nage.

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Côte Nord de la Colombie Britannique : Takush Harbour et Pruth Bay

Publié le par Frederique

Queen Charlotte Sound

En quittant Port Hardy, on a également laissé derrière nous l'Ile de Vancouver, et, temporairement, les passages protégés. Pendant une journée de navigation, on a retrouvé l'air et la houle du grand large, puisqu'au Nord de Vancouver Island, la côte est exposée à l'océan Pacifique.
On a passé le Cape Caution par temps calme et on s'est arrêté un peu plus loin, à Takush Harbour.

Takush Harbour, Fly Basin (51°16.40'N, 127°36.86'W)

C'est une grande baie en chou-fleur, et on est allé dans un des bassins, au cœur de la forêt. L'entrée de Fly Basin est un peu délicate à négocier, avec ses 2 rochers sous l'eau qui barrent le passage. Mais une fois à l'intérieur, la bassin s'élargi et s'avère être un très bon abri : on a passé 2 nuits très calmes alors que le vent de Sud-Est soufflait à 30-40 nds à l'extérieur.
Quand le vent a faibli, on est reparti pour Fitz Hugh Sound, et Calvert Island.

Calvert Island, Pruth Bay (51°39.26'N, 128°07.67'W)

La portion de Fitz Hugh Sound ouverte au large n'était pas trop agitée, et on a ensuite bénéficié de la protection de Calvert Island, qui a complètement aplati la houle. On est allé au Nord de l'île, tout au fond de l'étroit Kwakshua Channel aux parois abruptes, à Pruth Bay.

Au bord de la baie, il y a 2 bâtiments très repérables à leurs toits rouges, c'est un lodge, un petit hôtel qui accueille les touristes venus pour la pêche. Sur la plage, il y a un grand ponton pour leurs bateaux, et ils acceptent que les annexes accostent là. La pêche alentour est réputée pour être bonne, il y a beaucoup de poissons. On a d'ailleurs croisé des groupes de canards qui chassaient, et des mouettes et des aigles qui tournaient ensemble au-dessus.

Pruth Bay est un mouillage un peu profond (13 mètres), mais de bonne tenue et bien abrité. On y a retrouvé un bateau français venu de Tahiti, et ensemble on est allé se promener à terre.

Il y a un court chemin pour passer de l'autre côté de l'île, côté océan. La côte est toute en plages de sable clair, bordées de grands conifères, et séparées les unes des autres par des rochers pointus. Il paraît même, selon les gens du lodge, qu'il y a des loups sur la plage. Un autre petit chemin à travers la foret permet de rejoindre une belle petite plage reculée.


C'est très beau, dommage que ce soit infesté de petites mouches qui piquent comme des guêpes, et dont les piqûres démangent pendant au moins 8 longs jours…

On a passé la soirée avec les copains français, plus un Polonais et un Mexicain, venus au lodge pour un reportage photo, et charter pêche.

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Broughton Archipelago et Nord de Vancouver Island

Publié le par Frederique

Broughton Archipelago

Broughton Archipelago est un ensemble de plus de 300 îlots, entre le Nord de Vancouver Island et le continent. On s'est promené entre les petites îles et les rochers, jusqu'à Bonwick Island, après un petit crochet pour voir des totems sur la plage d'un village Indien.

Bonwick Island, Waddington Bay (50°43.09'N, 126°37.04'W)

On est allé dans la baie tout au Nord de l'île, par un petit chenal sinueux entre îlots et cailloux, très beau.
Waddington Bay est bien protégée, il y a 2 bassins, mais celui du fond n'est pas assez profond pour nous, avec les grandes marées basses actuelles. On s'est contenté de la première baie, qu'on a partagé avec un bateau à moteur Américain.


On est resté bien au calme le temps que le coup de vent de Nord-Ouest passe.

Vancouver Island, Port McNeill (50°35.97'N, 127°05.64'W)

On a traversé Broughton Strait jusqu'à Port McNeill, en admirant au passage une belle et grande baleine, peut-être un rorqual d'après son aileron dorsal.

On est allé à la marina de Port McNeill, refaire de l'approvisionnement en nourriture, eau, gaz et gas-oil, et consulter nos mails. On est ensuite allé en face, au mouillage, avant de repartir dans le Queen Charlotte Strait.

Mais on est parti un peu tard pour la marée, et la renverse du courant a eu lieu alors qu'on n'était pas encore dégagé de la zone de vent fort. La mer a bien forci, vent et courant étaient contre nous, et de nombreux troncs d'arbres et des kelp se dissimulaient sournoisement dans le creux des vagues. Après avoir heurté quelques petits troncs et s'être emmêlés dans des bancs d'algues, on a décidé de se réfugier à Port Hardy.

Vancouver Island, Port Hardy (50°42.62'N, 127°29.07'W)

On a mouillé tout au fond du port, entre un quai de pêcheurs et une zone de stockage de troncs, selon les instructions du Charlie's Chart. Dans la soirée, quelqu'un du port est venu nous demander de bouger et de nous amarrer à des bouées gratuites, plus à l'entrée de la baie. Le vent s'était calmé, et le lendemain on est parti très tôt pour profiter du courant portant.

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Johnstone Strait : Cracroft Islands, Mamalilaculla

Publié le par Frederique

Johnstone Strait

 

Johnstone Strait est relativement étroit, et avant de s'y aventurer il faut prendre en considération les vents et les courants. La marée descendante produit de forts courants allant vers le Nord-Ouest ; la marée montante, de plus faibles courants allant vers le Sud-Est.
Mais l'état de la mer peut être aggravé par les vents s'ils sont contraires au sens du courant, surtout si du Nord-Ouest s'oppose au courant de marée descendante… Compliquée, la navigation dans ces eaux !

Cracroft Islands, Port Harvey (50°34.04'N, 126°16.30'W)

Les conditions météo sont correctes (vent faible, mer plate), il y a juste quelques tourbillons dus aux 2,5 noeuds de courant contraire, mais on doit être aux rapides de Current Pass pour la renverse du courant.
On s'arrête à Port Harvey, un petit inlet entre East et West Cracroft Islands, et on mouille tout au bout, pour être protégés du coup de vent de Nord-Ouest annoncé pour cette nuit. Il y a 2 autres bateaux avec nous.
La baie est entourée de maisons dont certaines ont leur ponton privé, il y a aussi une ferme aquacole et une rampe de mise à l'eau de troncs d'arbres.

East Cracroft Island, Burial Cove (50°33.96'N, 126°13.18'W)

Saut de puce de 6 milles nautiques pour rejoindre Burial Cove, sur East Cracroft Island. Cette petite baie a encore des vestiges de l'ancien cimetière indien. Quelques maisons autour, dans la forêt dense.

Le lendemain le vent se calme, on se dirige tranquillement vers Chatham Channel, en avance sur la renverse du courant. On en profite pour suivre de loin un ours à la nage qui regagne une île ; et visiter Matilpi, une mignonne petite baie cachée derrière 2 îlots, avec une éclatante plage de coquilles blanches, vestiges de clams et autres coquillages ramassés par les Indiens, dont le village est maintenant abandonné.

Cutter Cove (50°37.27'N, 126°15.54'W)

On se présente à l'entrée de Chatham Channel aux environs de l'étale de haute mer. C'est un passage très étroit, un goulet long de 5 milles, entre East Cracroft Island et le continent.
Un alignement permet de passer entre 2 hauts fonds, et il n'y a pas d'autres dangers, mais du fait de l'étroitesse du chenal, il est recommandé de le franchir à marée haute : pour, d'une part, bénéficier du courant portant, mais surtout pour éviter les bancs de kelps (longues algues tubulaires avec un grand plumeau) qui s'étendent de part et d'autre, et obstruent le passage à marée basse.


On est allé jeter l'ancre de l'autre côté, à Cutter Cove, où 2 bateaux à moteur nous ont rejoint.
Le lendemain, on est reparti par une bonne brise de Nord-Ouest, vers Potts Lagoon.

West Cracroft Island, Potts Lagoon (50°33.63'N, 126°27.20'W)

On est allé mouiller dans le bassin du fond, derrière des îlots protecteurs, vers l'entrée du " lagon ". On est allé s'y balader en annexe, c'est une étendue d'eau à laquelle on accède par une tranchée dans la forêt. Marécage et prairie s'étalent au bout. Il y a peu de fond, et beaucoup de rochers à fleur d'eau, mais c'est très joli. Le lagon a un palier à l'entrée, et il se forme une chute d'eau quand il se vide.


La baie où on a jeté l'ancre est entièrement entourée de forêt dense, si dense que les habitants ont préférés construire leurs maisons sur l'eau plutôt qu'à terre. Il y a 4 maisons installées sur des plates-formes flottantes, avec les bateaux amarrés devant.
C'est typique des camps de logging (bûcherons). Il y a 3 autres bateaux avec nous.

Mamalilaculla (50°37.43'N, 126°34.70'W)

On a quitté Potts Lagoon par Beware Passage, un passage tout en cailloux à peine immergés, en avancées de récifs, îlots éparpillés et bancs de kelp : de nombreux dangers, la plupart visible à marée basse, mais aussi pas mal de rochers invisibles, et bien sûr aucun n'est marqué d'une balise.

On s'est arrêté à Mamalilaculla, un ancien village Indien abandonné, envahi par les buissons épineux, et niché au cœur d'un grand verger. Il reste un totem, tombé, sculpté dans un énorme tronc de cèdre, qui représente une sorte de crocodile, tête vers le haut, et en-dessous, une forme qui ressemble étrangement aux tiki des Marquises.

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Discovery Islands : les Yuculta Rapids

Publié le par Frederique

Discovery Islands, BC, Canada

Pour rejoindre Johnstone Strait, on peut passer le long de la côte Est de Vancouver Island, une route directe mais avec passage des rapides Seymour Narrows, et beaucoup de courant tout le long.
Une autre possibilité est de passer par le Nord, le long de la côte du continent. Il y a aussi des rapides à franchir mais entrecoupés de zones larges où les courants forts s'atténuent.
C'est cette option qu'on a décidé de suivre.

Frances Bay et notre 1er ours ! (50°20.95'N, 125°02.50'W)

On est parti par Homfray Channel, entre East Redonda Island et le continent, au pied de hautes montagnes boisées, surmontées de pics enneigés : le Mt Addenbroke à 1 590m, Mt Crawshay à 1 737m, Mt Denman à 2 012m. Homfray Channel est un des plus beaux paysages de la côte Sud de la British Columbia paraît-il, et c'est vrai que c'est magnifique.

On s'est arrêté à Frances Bay, sur le continent, pour passer les Yuculta Rapids le lendemain. En longeant la plage, on a vu notre premier ours !


Un Black bear, qui nous a regardé un moment puis nous a tourné le dos et a disparut dans la forêt. On l'a revu plus tard, toujours sur la plage. Hélas, un bateau était au mouillage dans la baie, un charter de chasseurs d'ours, et ils le surveillaient depuis 2 jours. On ne saura jamais si l'ours est encore en vie à ce jour…

Sur la côte Ouest du Canada et dans le Sud de l'Alaska, il y a plusieurs espèces d'ours, les plus communément aperçus sont les Black bears et les Grizzly. Il y a aussi les Kermode, des ours couleur crème aux yeux bruns et truffe noire. Et des copains nous ont parlé de ces ours bleus sur la côte de l'Alaska, un groupe isolé dans les glaciers, qui a développé des teintes bleutées dans sa fourrure.
Les Black bears sont différents des Grizzly bien sûr, mais pas forcément par la couleur. Les Black bear ne sont pas toujours noirs comme leur nom devrait l'indiquer, et les 2 espèces d'ours peuvent être noirs, bruns ou blonds. On les distingue par d'autres critères :
- le poids, le Black bear est beaucoup plus menu que le Grizzly : 100 à 150 kg contre 360 à 680 kg ;
- la forme de la tête, face plus aplatie pour le Black bear ;
- peut-être ce qu'il y a de plus facile à observer (de loin), les épaules : le Grizzly marche les épaules saillantes qui roulent sous la peau, pas le Black bear ;
- et enfin, mais beaucoup plus délicat à vérifier, la longueur des griffes : courtes pour le Black bear, longues pour le Grizzly. Mais arrivé à ce stade de l'observation, il est sans doute déjà trop tard…

On n'a pas jeté l'ancre dans Frances Bay, la baie est un peu trop profonde, mais on s'est amarré à des troncs. Attachés avec des chaînes et des ancres dans la baie, ils font comme un ponton, et on a passé la nuit là, en compagnie d'un crevettier amarré de l'autre côté.

Yuculta Rapids, Gillard Passage et Dent Rapids

Pour passer la série de rapides en toute sécurité, il est essentiel de bien calculer les temps. Tout est dans le timing.
Dent Rapids est un endroit extrêmement dangereux s'il est franchi au plus fort du courant (8 noeuds de courant à marée descendante, 11 nds à marée montante, et des tourbillons très dangereux en plein milieu), et beaucoup plus violent que Gillard Passage, et Yuculta Rapids. Tout le passage de cette série de rapides se calcule donc en fonction de l'heure de l'étale à Dent Rapids. Et comme ils sont en fin de passage quand on monte vers le Nord, ça implique que les 2 premiers doivent être passés contre le courant.
Dans la mesure où, dans ce canal, le courant de marée montante va vers le Sud, et celui de marée descendante vers le Nord, voilà comment nous avons procédé :
Partis de Frances Bay au petit jour, on est arrivé aux Yuculta Rapids, entre Stuart et Sonora Islands, 1 heure avant que la marée ne descende. Là les choses deviennent sérieuses, et on s'engage dans les rapides. Le bateau est avant tout un voilier, et n'a pas un moteur très puissant, il faut donc feinter et utiliser les contre-courants le long des côtes. A centre du passage il y a quelques tourbillons et remous, mais sur les côtés c'est plus calme et surtout on peut avancer.
Il faut ensuite franchir le Gillard Passage pas plus tard que 20 minutes avant l'étale de haute mer à Dent Rapids. On a fait des ronds dans l'eau sur le côté protégé avant Gillard Passage parce qu'on avait sous-estimé l'efficacité et la puissance des contre-courants, et on était trop en avance.
A l'heure de passer, on s'est engagé, avec encore un peu de courant contraire, puis le temps d'arriver aux Dent Rapids, c'était l'étale et le début de la renverse de courant. Là il faut bien longer la côte de Sonora Island pour éviter Devil's Hole au milieu des rapides, où des tourbillons dangereux se forment.
Ensuite on débouche dans Cordero Channel, calme et paisible. Ouf !

Il reste encore les Green Point Rapids plus loin, mais trop loin pour les passer à l'étale dans la foulée. On décide donc de s'arrêter et passer le reste de la journée tranquille.

Thurston Bay, Anchorage Cove (50°21.61'N, 125°19.14'W)

On est descendu par Nodales Channel, entre Sonora et East Thurlow Islands, pour entrer dans la très fermée Anchorage Cove, sur Sonora Island.
C'est une petite baie, comme un lagon, à l'entrée en Z et peu profonde. On ne pourra pas ressortir à marée basse, mais la baie est très bien protégée et le fond d'excellente tenue, en bonne vase qui aspire l'ancre.

Une fois à l'intérieur, on est complètement coupé du reste du monde. La baie est entourée de grands sapins dont les branches basses touchent l'eau à marée haute, et dans le fond un marécage entoure un îlot et s'étend dans la forêt.
C'est le royaume des phoques, des loutres, des corbeaux, des hérons. On a vu un gros aigle marron et gris, et une petite fouine marron manger des coquillages. Et on a passé du temps à observer les bald eagles (facilement repérables avec leur tête blanche qui accroche la lumière, même quand ils sont immobiles perchés dans les hautes branches des sapins), plonger à côté de nous pour attraper des petits poissons.

Et aussi les canards, qui font un raffut terrible. Bien sûr tout est relatif, mais la baie est tellement calme et silencieuse que quand la bande de canards se met à chasser, c'est la grande animation image et son du coin : ils sont une douzaine à ramer à toute vitesse avec leurs ailes, la tête sous l'eau, pour attraper les poissons. C'est très drôle à regarder, ils zigzaguent dans tous les sens et font de grandes éclaboussures. Ce sont de jolis canards blancs, avec la tête tantôt noire, tantôt marron et une crête sur tout l'arrière de la tête. Toute la journée ils patrouillent dans la baie, un peu comme les maîtres des lieux.

Après 3 jours passés dans ce petit paradis paisible, il a bien fallu songer à continuer la route, d'autant que les coups de vents sont passés.
On a changé d'idée, on ne monte plus vers les Green Point Rapids, mais on va descendre vers Johnstone Strait le long de Vancouver Island. On quitte Anchorage Cove sous une pluie fine.

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Desolation Sound : Grace Harbour et Prideaux Haven

Publié le par Frederique

Desolation sound, BC, Canada

 

Grace Harbour (50°03.23'N, 124°44.77'W)

Les dépressions ne sont pas encore comblées, mais le vent a tourné au Sud-Est. On décide de partir de Powell River, pour le Desolation Sound.
On passe par le Thulin Passage, un chenal très étroit entre les Copeland Islands et Malaspina Peninsula. Puis on entre dans Desolation Sound par un temps complètement bouché, et on mouille à Grace Harbour sous la pluie.
Grace Harbour n'a rien d'un port dans le sens infrastructure du terme. C'est une grande baie divisée en 3 bassins, complètement déserts : pas de maisons ni de pontons, rien que les grands arbres, des phoques et des oiseaux.


On s'installe tout au fond, dans le 3ème bassin, où le vent est bien atténué. L'avis de coup de vent dégénère en tempête, avec des vents de 70 à 80 nœuds (140 km/h). On a quelques rafales dans la baie, de la pluie et de la grêle, et au bout de 4 jours le beau temps revient.

Retour à Powell River, puis Prideaux Haven, Melanie Cove (50°08.53'N, 124°40.35'W)

Les batteries sont mortes, il faut les changer, et on décide de retourner à Powell River. C'est en effet la ville la plus proche et on sait pouvoir en trouver dans les grands magasins Canadian Tire ou Wal-Mart.

Les nouvelles batteries en place, on repart en sortant très lentement de la marina de Powell River : la marée est exceptionnellement basse et il y a tout juste assez de fond…
On repart vers Desolation Sound, et cette fois il fait un temps magnifique, avec une excellente visibilité. On peut admirer le paysage dans toute sa splendeur : îlots aux formes arrondies, et dans le fond, pics pointus et enneigés. C'est très beau.


On s'est amusé à passer entre Otter Island et le continent, une petite passe étroite en Z, au ras des cailloux, puis on est entré dans Prideaux Haven. On a mouillé dans Melanie Cove, une longue baie étroite, avec des rochers et de grands arbres tout autour.

L'eau est verte et chargée, avec énormément de petites méduses, pas plus de 3 cm de diamètre, mais une concentration incroyable : peut-être 30 au m3 !

On a fait un grand tour en annexe : on a visité une petite baie à côté de l'entrée de Prideaux Haven qui a une vue magnifique au Nord et sur le Mt Denman (2 012m) ; Laura Cove qui est juste à côté mais accessible par l'extérieur ; Roffey Island, un petit mouillage plus haut. On a visité tous les petits recoins de la zone, et il y en a beaucoup ! Mais c'est tellement beau comme paysage qu'on ne s'en lasse pas. Un enchevêtrement de rochers, arbres, baies aux eaux calmes.


Prideaux Haven est un mouillage très populaire et surpeuplé en été paraît-il. Heureusement on est encore tôt dans la saison, on est seuls à Melanie Cove, et 4 bateaux se partagent les 2 baies de Prideaux Haven.
On a passé une bonne soirée avec l'un d'eux, un voilier qu'on avait déjà rencontré à Princess Louisa et Powell River.

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La Upper Sunshine Coast : Thunder Bay et Powell River

Publié le par Frederique

Sunshine Coast, BC, Canada

Thunder Bay (49°45.78'N, 124°16.11'W)

On a redescendu Jervis Inlet tranquillement, zigzagant d'un bord à l'autre pour admirer de plus près de belles cascades. On a fait un petit crochet pour voir les Freil Falls, une cascade issue du lac Freil, niché en altitude et qui se déverse à pic 450 mètres plus bas dans la mer.
Il y a une quantité incroyable de petites méduses, au chapeau finement rayé de blanc, elles font à peine 5 cm de diamètre mais il y en a bien 15 à 20 au m3… Des milliards de méduses, partout tout le long de l'inlet, dans cette baie, à Pender Harbour, partout.

Après avoir fait le tour des Harmony Islands, et visité Saltery Bay, on est arrivé sous la pluie à Thunder Bay. On a mouillé au milieu de la baie, entourée de maisons.

François a plongé pour examiner l'hélice : il y a juste une balafre dans l'antifouling, mais heureusement pas de pales tordues ni abîmées. L'eau est encore bien fraîche en ce 15 mai : 14°C.

Powell River et Westview (49°50.08'N, 124°31.76'W)

On a quitté Thunder Bay sous la pluie, et remonté Malaspina Strait entre le continent et Texada Island. On est arrivé à Westview sous le soleil, et on s'est amarré dans le bassin Sud de la marina.

Powell River est une ville bâtie autour d'une usine de pâte à papier, avec un port réservé au chargement du bois, et protégé par 10 vieux cargos enchaînés qui font office de jetée (the " Hulks "). La rivière Powell est la 2eme rivière la plus courte au monde, avec ses 500 mètres de long. Elle connecte une enfilade de lacs avec la mer.

Le port de plaisance est un peu au Sud de Powell River, dans la bourgade de Westview. On y trouve de tout : supermarchés, laverie, shipchandlers, poste, bibliothèque, etc. L'accès à Internet est gratuit à la bibliothèque et au cybercafé Rocky Mountain (wireless).

Avis de coup de vent de Sud, on reste à l'abri à la marina le temps que ça passe.

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Le ramassage des coquillages : moules, huîtres, coques, etc.

Publié le par Frederique

Le ramassage des coquillages, comme la pêche et la capture de crabes, crevettes, etc., est soumis à une stricte régulation au Canada.
Tout d'abord il faut avoir un permis (licence) : 108$ pour l'année pour les non-résidents au Canada, ou les formules à 5 jours (33$), 3 jours (20$), ou à la journée (8$) ; gratuit pour les moins de 16 ans. Ces licences s'achètent un peu partout : magasins de sport, stations services, marinas, ou sur Internet (www.pac.dfo-mpo.gc.ca/recfish).

Il existe une petite brochure gratuite, " Tidal waters, sport fishing guide ", qui recense les zones fermées à la pêche et/ou au ramassage des coquillages (aussi sur Internet : www.pac.dfo-mpo.gc.ca).

Parce que voilà le problème, on ne peut pas les ramasser partout, surtout à cause de toxines qui contaminent les bivalves : huîtres, moules, coques, coquilles St Jacques, clams.
Il existe plusieurs types de contamination des coquillages :
Le " paralytic shellfish poisoning ", une algue microscopique produit une toxine qui s'accumule dans les bivalves, qui, si elle est consommée, peut causer une paralysie musculaire, voire la mort.
Le " amnesic shellfish poisoning ", même principe, mais les symptômes diffèrent : nausée, vomissement, diarrhée et perte de mémoire.
Le " vibrio parahaemolyticus ", une bactérie qui se développe dans les eaux plus tièdes en été, peut provoquer nausée, diarrhée et vomissement. Contrairement aux 2 précédentes, cette toxine peut être détruite par le froid (congeler les coquillages à -18°C, ou les réfrigérer à 4°C) et par la chaleur (cuisson des coquillages 5 minutes à 60°C).

C'est bien triste qu'il y ait toutes ces toxines, parce qu'il y a des coquillages partout, et facilement accessibles à marée basse. Mais à moins de contacter le bureau de Pêche et Océan à chaque fois, on ne peut jamais être sûr que les bivalves ne sont pas contaminées.
C'est un peu comme les poissons et la ciguatera, dans le doute on s'abstient !

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Princess Louisa Inlet

Publié le par Frederique

Princess Louisa Inlet (50°12.24'N, 123°46.13'W)

On est parti tôt d'Egmont en prévision de passer les Malibu Rapids - qui sont à l'entrée de Princess Louisa Inlet - à l'étale.

On a remonté Jervis Inlet, une navigation de 32 milles (une soixantaine de kilomètres) dans un fjord profond (400 à 500 mètres de fond), entouré de montagnes élevées et enneigées : 2 033m, 2 270m, 2 575m. Plusieurs cascades gonflées d'eau s'élancent le long des falaises, c'est très beau.

En milieu d'après-midi, on était devant les Malibu Rapids, un passage resserré entre des montagnes de 1 324 m et 1 554 m, une ouverture menant au petit inlet de Princess Louisa, ainsi nommé d'après la mère de la reine Victoria.
Ces rapides sont à franchir 30 minutes après l'étale, afin de laisser le temps à l'eau à l'intérieur de l'inlet de rejoindre le niveau extérieur.
Après un moment d'attente devant les rapides que le courant ne soit plus visible, on est passé avec les 4 autres bateaux qui patientaient avec nous. Tout le monde est rentré, s'engageant les uns après les autres dans le passage étroit et sinueux. Il y avait encore un peu de courant sortant et un tourbillon au milieu des rapides, quand ça a été notre tour.

De l'autre côté, on débouche dans Princess Louisa Inlet, un bras de mer de 8 km de long, très encaissé, étroit et encadré de falaises abruptes, couvertes d'innombrables, longues et fines cascades. Cet endroit est surnommé La 8eme Merveille, et a été élu mouillage naturel le plus beau du monde, rien que ça. Ce fjord coincé entre ces montagnes de 1 530 à 2 440 mètres de haut est effectivement grandiose, et rivalise avec Yosemite avec ses parois de granite et ses nombreuses cascades (plus de 60 en été).


Tout au fond de l'inlet, ce sont les Chatterbox Falls, une énorme cascade, pas très haute, elle fait une chute de 37 mètres, mais surtout très large et avec un très gros débit. A côté, il y a un ponton qui peut accueillir jusqu'à 10 bateaux. On s'est amarré là pour faire un tour à terre et voir les cascades de plus près.
Le lendemain matin, plusieurs bateaux sont repartis par l'étale de haute mer, on est resté à 2 au ponton jusqu'en fin d'après-midi, à l'étale de basse mer où 4 nouveaux bateaux sont arrivés. Dans l'intervalle, on a profité de la tranquillité du lieu, des petits oiseaux vifs comme des hirondelles, des loutres et phoques, et des puffins et canards, avec le grondement sourd des cascades en toile de fond, et les trilles et pépiements des oiseaux.



Le lendemain, on est allé s'amarrer à un corps mort à côté de MacDonald Island, à mi-chemin de l'inlet vers les rapides.
Et le matin suivant, on a rejoint la vague de bateaux qui quittaient l'inlet. Mais juste avant les rapides on s'est fait une belle frayeur en se prenant une branche dans l'hélice. Après quelques minutes passées à libérer l'hélice et le safran, on a retrouvé la maniabilité du bateau, et pu franchir les Malibu Rapids dans le très court laps de temps que dure l'étale. Ouf !

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La Lower Sunshine Coast : Sechelt, Jedediah, Pender Harbour, Egmont

Publié le par Frederique

Sunshine Coast, BC, Canada

 

Sechelt, Selma Park (49°27.94'N, 123°44.61'W)

Sechelt est une petite ville sur la Lower Sunshine Coast, de l'autre côté du Strait of Georgia. Là des amis d'amis nous attendent et on jette l'ancre dans le refuge de Selma Park. Il y a un ponton privé - qui n'est pas relié à la terre - propriété de la communauté Indienne, et une rampe d'accès pour la mise à l'eau de petits bateaux sur remorque.

Ce n'est qu'un refuge, les bateaux qui veulent rester longtemps à Sechelt doivent aller de l'autre côté, à Porpoise Bay. En effet, Sechelt est sur une sorte d'isthme large de 2km, une bande de terre coincée entre le Strait of Georgia et un bras de mer (un inlet) qui encercle la péninsule.

La ville tient son nom de la tribu des Shishalh, des Indiens Coast Salish. Contrairement aux autres tribus, les Shishalh ne reçoivent pas une somme d'argent mensuelle, mais annuelle, ce qui leur permet de mieux la gérer. Ils ont créé un musée et un théâtre, ils louent leurs terres, ils sont très actifs et cela se voit en ville : beaucoup de totems, des panneaux muraux sculptés et de grandes fresques peintes décorent les bâtiments.
Les 2 communautés, Indiens et Blancs, ne sont pas intégrées pour autant, comme presque partout ailleurs, mais sans hostilité ouverte. Il y a toujours une forte rancœur des Indiens envers les Blancs, et aussi une irritation des Blancs de voir tous les avantages sociaux et fiscaux des Indiens (pas d'impôts ni de taxe, allocations familiales élevées, etc.).

C'est à Sechelt que se trouve l'école francophone de la Lower Sunshine Coast, avec plus de 100 élèves. Les écoles canadiennes dépendent du district, et non pas du gouvernement, et les enseignants sont recrutés à l'équivalent de notre bac + 5 (bac + 3 en France). Il existe 2 types d'écoles francophones au Canada : les écoles d'immersion, pour les enfants dont les parents ne parlent le français ni l'un ni l'autre ; et les écoles francophones, pour les enfants qui ont au moins 1 parent francophone. Celle de Sechelt accueille des élèves du CP à la 5ème, tous les cours sont en français, et les élèves sont sensés savoir parler français en y entrant. Ce n'est pas le cas de tous, et la plupart parle un mélange de français et d'anglais, qui est souvent la traduction littérale d'expressions anglaises. Pour " j'ai fini " par exemple, ils diront " je suis finis " (de l'anglais " I am finished ").

Après 2 soirées très sympas passées en compagnie des copains, et après quelques courses au supermarché, on a repris la mer, sous une pluie fine, un ciel complètement bouché, et un vent bien faible. On est allé du côté de Lasqueti Island, visiter une baie, puis d'autres baies sur la côte de Jedediah Island.

Jedediah Island, Deep Bay (49°30.29' N, 124°12.84' W)

On a trouvé 2 baies où on pouvait mouiller, White Rock Bay (49°30.29' N, 124°12.84' W) et Deep Bay plus au Nord. C'est là qu'on s'est installés, mouillage sur ancre et amarrage arrière à un anneau scellé dans les rochers à terre. La baie est étroite et si on mouille au milieu, il ne reste plus assez de place pour d'autres bateaux.

 



Le lendemain, comme le soleil était revenu, on est allé faire un tour à terre. Pas de ponton pour débarquer, on a donc hissé l'annexe au sec sur les rochers, au-dessus de la marque de marée haute, on n'est jamais trop prudents ! Jedediah Island est une très belle île, couverte de pins douglas, arbutus, quelques érables et boulots. Le point culminant est à 159 mètres d'altitude.
Le chemin parcourt l'île en travers, on passe dans la foret, très agréable, claire, au sous-bois dégagé et aéré, puis dans une prairie plate. Jedediah est un Provincial Marine Park, rachetée à des particuliers qui avaient installés là leur maison, verger, moutons et cheval. Les bâtiments sont un peu délabrés mais toujours là (maison, bergerie), les moutons et le cheval aussi ! Des oies se sont installées depuis, c'est un décor très champêtre et paisible.

On a quitté Jedediah Island en descendant le long de Texada Island, par un beau soleil. Ces îles ont des falaises qui tombent à pic dans la mer, ce sont toutes des îles hautes et surmontées de grands arbres. La navigation est tranquille, il y a peu de dangers au pied des falaises et les canaux sont profonds.

Smuggler Cove (49°30.77' N, 123°57.71' W)

On est revenu sur la côte, entre Sechelt et Pender Harbour, à Smuggler Cove Marine Park. L'entrée est à moitié cachée, profonde mais étroite et délicate à négocier à cause des rochers vers le milieu. On débouche alors dans la première baie, il y en a 3 d'affilée, bien protégées.


On est allé dans la dernière, à l'entrée très resserrée et peu profonde à marée basse. Smuggler Cove, qui signifie Baie des Contrebandiers, servait autrefois de cache aux Chinois voulant rentrer clandestinement aux Etats-Unis, et au trafic de rhum pendant la Prohibition.
On est allé se promener à terre, sur un sentier à travers la forêt le long d'un ruisseau dormant. Entourés de libellules bleues, on passait à côté de pics à tête rouge et dos bleu, d'oiseaux au ventre orange, dans la forêt de pins douglas, arbutus, boulots et cèdres, recouverts de mousse et de lichens. Un autre sentier longe le bord des 3 baies.

Pender Harbour, Garden Bay (49°37.85'N, 123°01.48'W)

On a continué le long de la Sunshine Coast, pour aller à Pender Harbour. En route on a croisé un de ces immenses convois de troncs d'arbres enchaînés ensemble, et tractés dans l'eau par un remorqueur. Et comme souvent, il y avait des groupes de phoques paresseusement allongés sur les troncs, se faisant transporter sans efforts.
Pender Harbour est surnommé " la Venise du Nord ", à cause du labyrinthe de ses nombreux bras de mer et petites baies. C'est une grande zone bien protégée, avec plusieurs îlots et petits recoins. Beaucoup de pontons privés et de marinas, qui ne laissent que 2 baies où l'on peut mouiller : Gerrans Bay et Garden Bay. C'est dans cette dernière qu'on a jeté l'ancre, par 10 mètres de fond, au pied du Mt Daniel (419 m).

On est allé faire le tour de Pender Harbour en annexe, visiter chaque baie et recoins, en franchissant parfois des passages étroits avec du courant fort. La ville principale, de la taille d'un petit village, est à Madeira Park, c'est là qu'il y a supermarché, banque, poste et quelques boutiques.

Egmont, Secret Bay (49°45.01'N, 123°55.75'W)

On a quitté Pender Harbour avec un vent faible et un ciel couvert, pour l'Agamemnon Channel entre la péninsule et Nelson Island, en route vers Princess Louisa Inlet. On a fait une escale à Egmont, dans Sechelt Inlet.
C'est un petit village de pêcheurs de crevettes, et de logging : l'industrie du bois est bien visible, entre les troncs stockés dans l'eau en attendant leur transport, et de grands pans de montagne mis à nu.
Secret Bay n'offre pas de possibilité de mouillage, on s'est donc amarré au ponton public, admirant pendant la manœuvre une famille d'oies, 2 adultes et leurs 10 petits, se promener bien alignés. On est allé se balader à terre, sous la pluie, pour aller admirer les Skookumchuck Narrows un peu plus loin dans le Sechelt Inlet. En Indien Chinook, Skookumchuck signifie eaux turbulentes ou eaux puissantes. Il y a une série d'îlots en travers du bras de mer, qui font barrage. Le niveau de l'eau peut dépasser 2 mètres de différence entre les 2 côtés des rapides, d'où un courant très fort, jusqu'à 16 nœuds, provoquant remous et tourbillons très dangereux. C'est paraît-il très spectaculaire et beau à voir, mais hélas on y est arrivé presque à l'étale, et on n'a vu que quelques tourbillons.
Le retour de la balade (6 km aller-retour) s'est fait sous un beau soleil, qui illuminait la forêt qu'on avait traversé sous la pluie. C'était magnifique, le sous-bois lumineux, les douglas géants, et les grands érables et cèdres recouverts de mousse vert tendre. Le sol était recouvert de fougères, et de plusieurs espèces de mousses, plus de 12 différentes. Très beau.

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Les Gulf Islands : Thetis, Gabriola, De Courcy

Publié le par Frederique

Gulf Islands, BC, Canada

 

Thetis Island, Telegraph Harbour (48°58.87'N, 123°40.28'W)

On est parti de Princess Bay par un vent faible, mer belle et ciel bien dégagé. On est allé à Telegraph Harbour, à Thetis Island, en passant par le Sud de Kuper Island. Même à marée haute, le passage entre les 2 îles n 'est pas assez profond pour nous.

Telegraph Harbour est une grande baie bien protégée, toute en longueur, qui se prolonge contre Kuper Island. Deux marinas et plusieurs bouées encombrent un peu la baie, mais il reste de la place pour mouiller, par 2 mètres de fond à marée basse.
C'est une baie très calme, quelques habitations sur le littoral constituent la " ville ", et le centre commercial est à la Thetis Marina : magasin général, pub, poste et laverie. L'ambiance est sympa, beaucoup d'habitants à terre ont leur bateau dans la baie ; et on est en avance sur la saison, les bateaux de passage n'ont pas encore envahi les lieux.
Seul bémol mais de taille : le fond n'est pas d'excellente tenue, 15 cm de vase puis une dalle de pierre. Ca peut être problématique quand le vent de Nord souffle, des surventes sont crées entre les 2 collines et d'après un habitant du coin, tout le monde dérape...

 


Comme le temps était au calme et au beau, on est allé à marée haute se promener en annexe dans le petit passage entre les 2 îles, Thetis et Kuper. A marée basse les rochers et la vase se découvrent largement, mais à marée haute il y a plus d'un mètre de fond.
Les îles sont belles, boisées des habituels grands arbres : arbutus (il y en a tout le long de la côte de la British Columbia) et pins douglas entre autres. Les aigles (bald eagles) tournoient au-dessus des arbres, et les phoques montrent paresseusement le bout de leur museau.
Petit coin paisible.

Gabriola Island, Degnen Bay (49°08.17'N, 123°42.77'W)

On a quitté Thetis Island et rejoint le Gabriola Passage, par Ruxton Passage. Ce dernier ne présente aucune difficulté, par contre la passe Gabriola doit être franchie aux alentours de l'étale.
La météo annonçait du vent de Nord-Est, on a donc reporté l'escale prévue à De Courcy Island pour aller dans une baie abritée.
Degnen Bay, à mi-chemin de la passe Gabriola, est une baie en L, dont l'extrémité étroite est très encombrée de pontons privés. En fait tout le pourtour est habité et chacun a son propre ponton. Cette partie de la baie est très bien protégée, nichée contre les parois rocheuses de Gabriola Island, boisée de grands arbres.
L'entrée est relativement étroite, entre l'île et des îlots découvrants largement à marée basse. Une grande partie de la baie en face de l'entrée est à sec à marée basse, et seuls quelques multicoques sont ancrés là. Par contre l'extrémité encaissée offre un bon mouillage.
Des bald eagles font de grands cercles au-dessus des arbres, et des petits oiseaux vifs sillonnent en groupe la baie.


Pour aller à terre, on peut laisser l'annexe au ponton public.
On est allé au Drumbeg Provincial Park, à la pointe Est de Joseph Point, face à Gabriola Passage. C'est très beau, une plage de galets alterne avec du littoral rocheux façonné et sculpté par les vagues. Ils sont bordés de grands pins, arbutus, chênes, et de prés verts parsemés de pâquerettes, boutons d'or, petites fleurs violettes, et mauves, touffes et grands buissons de genêts jaunes. En toile de fond, les montagnes enneigées du continent.
C'est un endroit très paisible, et de la pointe on a une belle vue sur les îlots alentour, et Valdez Island de l'autre côté de la passe. Les cormorans, canards et mouettes aussi ont l'air d'apprécier l'endroit, les habituels bald eagles aussi. On a vu 2 ou 3 petits serpents s'enfuirent dans l'herbe à notre approche.


La route est agréable, empruntée par les voitures mais sans gros trafic, et autour la campagne est bien verte, avec quelques moutons.

De retour au ponton public de Degnen Bay, on a regardé un moment un voilier qui carénait, amarré au sec contre le quai en dur, sur des madriers, moyennant 50$.

De Courcy Island, Pirates Cove (49°05.91'N, 123°43.83'W)

Bonne météo, on va donc à De Courcy Island. Départ tôt le matin pour bénéficier du courant faible dans Gabriola Pass, et aussi arriver à marée haute dans Pirates Cove. L'entrée est un peu délicate, étroite et surtout peu profonde à marée basse (1m de fond), mais ensuite la baie est large, un peu ronde. Une fois à l'intérieur, il faut attendre la prochaine marée haute pour ressortir…
L'île est en partie un Provincial Marine Park, mais la majorité est privée, et les habitants ont leur marina dans la baie, avec un emplacement réservé aux hydravions qui apportent le courrier.
Deux petits pontons publics sont aménagés pour les annexes, et un sentier fait le tour du parc. Une courte promenade le long de la côte, sous les pins douglas et les arbutus en fleur. Beaucoup d'animaux sur cette île : les habituels hérons, canards, oiseaux et écureuils qu'on ne se lasse pas d'admirer, mais aussi des ratons laveurs.
On a vu une petite famille sur les rochers à marée basse, prendre avec leurs pattes de devant des crabes, des étoiles de mer, et les grignoter tout en nous observant tranquillement.


Des biches aussi, sur les îles à l'entrée de la baie, qu'on reverra tôt le lendemain, à notre départ de Pirates Cove.

Gabriola Island, Silva Bay (49°08.97'N, 123°41.73'W)

On a franchi la Gabriola Pass sans problème, à marée montante et un petit noeud de courant portant. Il y avait quelques tourbillons dans la passe, mais rien de méchant.
On s'est arrêté juste derrière, à Silva Bay. C'est une baie protégée par plusieurs îlots, et on peut y accéder par 3 entrées différentes. On a choisi le Commodore Passage, le plus large.

Là encore il y a plusieurs marinas, et un yacht club. Un bout de ponton est réservé aux hydravions, qui amerrissent et décollent directement dans la baie, juste à côté de nous.
La balade à terre est un peu limitée si on veut faire seulement un petit tour, ce sont des propriétés privées tout le long de la baie, et ensuite la route repart vers l'intérieur de l'île, pour en faire tout le tour.

On a eu la visite d'un petite loutre dans le cockpit, hélas elle a sauté à l'eau aussitôt que nous nous sommes vues...
Le lendemain, les bancs du cockpit ont de nouvelles traces humides de petites pattes de loutre. Est-ce la même, ou toutes les loutres de la baie ont défilé pour explorer ce nouveau bateau sur leur territoire ?
Temps couvert, mais vent de Sud-Sud-Est 10 noeuds, on décide de traverser le chenal pour Sechelt, côté continent.

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En route vers l'Alaska : carénage puis Sidney Spit, Maple Bay et Wallace Island

Publié le par Frederique

Victoria - Wallace Island, BC, Canada

Le 30 mars 2005 on a quitté Victoria (Colombie Britannique, Canada), après un hiver bien paisible passé dans cette ville agréable et chaleureuse, en compagnie d'amis canadiens.

Il était temps de s'occuper un peu du bateau, et lui refaire une beauté avant de monter en Alaska.
On est allé au chantier de Canoe Cove, à côté de Sidney et de Schwartz Bay (le départ des ferries pour Vancouver).

Peu de salissures : quelques coquillages sur la quille et le safran, les eaux froides ont cet avantage que les algues ne poussent pas vite ! Le chantier est grand, un travelift sort les bateaux et les range en épi, sur un terrain plat au milieu de grands arbres.
Il y a un petit magasin d'accastillage, un pub-restaurant, douches (1$ les 5 minutes) et laverie (1$ le lavage, 25c par 6 minutes de séchage), même une petite galerie d'art !
Au bout d'une semaine on avait réussi à refaire l'antifouling, entre 2 journées de pluie.
Le carénage n'est déjà pas un travail amusant en soi, mais quand il fait froid et qu'il pleut c'est encore moins drôle ! Les températures sont encore fraîches début avril, entre 10 et 15° la journée.



Sidney Island, Sidney Spit (48°38.48'N et 123°20.05'W)

Le bateau tout propre et allégé de ses coquillages, on est allé passer quelques jours à Sidney Spit. C'est un parc et une réserve naturelle, avec un bon mouillage dans la grande baie. Il y a des bouées, payantes quand le parc est ouvert du 15 mai au 30 septembre, et un ponton payant, démonté pour hiver.
A terre, c'est une belle forêt, une petite plaine et des centaines de mètres de plage de sable fin, poussé là par d'anciens glaciers. Etant une réserve naturelle, on peut observer beaucoup d'animaux à Sidney Spit : loutres sur la plage et dans l'eau, de nombreuses espèces d'oiseaux, des cerfs, des oies canadiennes, des petits serpent, etc.
C'est un endroit très calme qu'on aime beaucoup, mais le mouillage est malheureusement grand ouvert à l'Ouest.


Maple Bay, Birds Eye Cove (48°47.84'N et 123°35.95'W)

On est ensuite allé rendre visite à des copains à Maple Bay, et faire quelques courses à Duncan avec eux. On avait hésité à passer l'hiver là plutôt qu'à Victoria, mais la ville est vraiment trop loin, et sans voiture tout devient difficile. Il n'y a aucune boutique à Maple Bay, pas même ce que les Canadiens appellent un " dépanneur ", une épicerie qui vend de tout.


La météo annonce du beau temps, on décide donc de continuer notre montée vers le Nord. L'avantage de la navigation entre les îles et passages protégés, c'est que la mer est le plus souvent plate ; par contre le vent se fait rare et les navigations au moteur sont courantes.
On quitte Maple Bay par un très léger vent de Nord, et grand beau temps.

Wallace Island, Princess Bay (48°56.50'N et 123°33.20'W)

Wallace Island est un Provincial Marine Park, et fait partie du Secretary Group, avec Parker et Secretary Islands. C'est une petite île toute en longueur, avec 3 mouillages possibles : à la pointe Sud ; entre Panther Point et Picnic Point ; et sur la côte Ouest , Conover Cove et Princess Bay. C'est dans cette baie étroite que l'on a jeté l'ancre.
Une baie encaissée, dominée par de grands arbres, le long d'un rivage escarpé. Un petit ponton public permet d'accoster en annexe.

 


L'île est entièrement boisée, beaucoup d'arbutus (des arbres à belles feuilles vertes persistantes, et dont l'écorce pèle et révèle un tronc rougeâtre, lisse), de sapins, et de douglas fir. La faune aussi visiblement apprécie cet endroit très calme, on est loin de tout et l'île n'a qu'une maison sur une parcelle privée. On voit beaucoup d'oiseaux : canards, hérons, aigles (bald eagles).
Un sentier principal permet de traverser l'île, une balade d'1 heure de la pointe Sud à la pointe Nord, avec des embranchements pour explorer Conover Cove et Princess Bay.
Conover Cove est une baie très étroite en forme de T, il y a un ponton - payant quand le parc est ouvert de mai à octobre - assez grand pour 8 à 10 bateaux, et on peut mouiller de chaque côté, avec une amarre arrière à terre pour ne pas gêner les autres. A terre, une maison commune est décorée de multiples pièces de bois flottant, sculpté et gravé du nom des bateaux de passage.

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Washington : San Juan Islands

Publié le par Frederique

Fini l'intermède camping-car, on reprend le voyage avec le bateau.

Situées dans le North Puget Sound (US), le groupe des San Juans comporte 4 îles principales : San Juan Island, l'île la plus peuplée ; Orcas Island, en forme de fer à cheval ; Lopez Island, relativement plate ; Shaw Island, l'île des nonnes, privée mais accueillante pour les visiteurs respectueux.
Ces îles sont un paradis pour les orques et les baleines, les cyclistes et les marcheurs, et bien sûr les voiliers et autres bateaux.


San Juan Island, Friday Harbor (48°31.83'N et 123°00.04'W)

Depuis Victoria, au Sud de l'île de Vancouver, on a rejoint San Juan Island par la pointe Sud, et le San Juan Chanel. Le courant peut être assez fort dans le chenal entre San Juan et Lopez et créer des remous et tourbillons importants. De 5 nœuds de vitesse, on s'est trouvé propulsé à plus de 11 nœuds, dans une mer plate mais brassée et chaotique.

Friday Harbor est un petit port bien sympathique, la ville est agréable et les gens accueillants. La baie bien protégée permet de trouver un endroit tranquille pour mouiller.

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